Butiner, comme l'abeille, le bonheur

Publié le par acila

Je voudrais aujourd'hui vous parler d'un petit -et donc léger- (comme c'est agréable)  livre charmant. Il s'agit de celui de Dominique Loreau. Sur la couverture, une coccinelle se promène sur le bout d'un brin d'herbe. Le livre est raffiné car il est relié et il a une petite bande tissée (signet ?) -oui comme les livres de La Pléiade- à l'intérieur, pour ne pas perdre le fil.

 

Il s'intitule L'infiniment peu.

 

L'infiniment peu, mais à propos d'un peu toutes les dimensions de nos vies. Avec plein de citations par contre. (Quand j'étais petite, j'aimais bien en noter moi aussi). Il y en a même une de Dostoïevski : Les hommes ont réussi à accumuler une énorme masse d'objets mais la joie dans le monde s'est amenuisée. Vous comprendrez aisément que si vous aimez vivre dans le fatras ce livre ne va pas vous plaire.

 

L'essence. L'essentiel. Ne pas s'encombrer. ça vaut aussi pour les relations sociales.

Lorsque je téléphone à Rié alors qu'elle fait son ménage, elle me répond simplement qu'elle est occupée et qu'elle me rappellera. Aucune excuse ni explication superflue. Que de légèreté ! Elle n'a pas de répondeur automatique, fuit les relations sociales superficielles mais est aimable avec tout le monde. Politesse et courtoisie permettent d'économiser, chaque jour, tant de petites sources de stress, qui mises bout à bout, finissent par engendrer le mal de vivre en société!

Merci lecteurs d'être aussi peu nombreux.

 

Vous pouvez également vider votre tête, alouette. Et ouvrir la fenêtre, avec le vent qu'il fait ici en ce moment tout sera ainsi bien régénéré. Abandonnez autant d'idées que vous le pouvez, afin que vos pas soient plus légers, votre mental moins rigide, vos idées moins fermes (ce sont elles qui nous blessent). Contentez-vous de ce qui est à votre portée. La vie humaine est limitée, le savoir illimité. Qui suborne sa vie limitée à la poursuite du savoir illimité va à l'épuisement, rappelle Tchouang Tseu.

 

En conclusion, on croit manquer, alors qu'en fait, on est en overdose. Cherchez (voire trouvez) l'erreur !

 

PS : Bravo à tous ces visiteurs qui viennent ici dans l'idée d'apprendre à fabriquer leur tracteur.

 

 

 

abeille

Publié dans Poésie

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