C'est l'histoire d'un geek...

Publié le par acila

  La saison est propice aux contes, de Noël ou pas.
Oui vous avez vu ce mot bizarre du titre, j'ai voulu le placer, je l'ai appris cet été. En ce temps là, le soleil brillait et il faisait plus chaud sous ses rayons qu'aujourd'hui. Geek, ça me fait penser à une souris. Va savoir pourquoi. Le son qu'elle peut produire ? Le gris de sa robe, reflet de la grise existence du geek ? Hum, rien n'est moins sûr. Je ne crois pas avoir un esprit bien compliqué (mais est-on objectif sur moi-même ?) oups lapsus qui en dit long) et donc même si c'est inconscient, je n'ai pas dû aller chercher la souris plus loin que celle qui est scotchée sous les doigts dudit geek. La première fois que j'ai entendu ce mot j'ai demandé à la personne qui l'avait prononcée (le dit geek en question, faut suivre, de toute façon c'est simple j'en connais qu'un) c'est quoi ça un geek ? Grosso modo, il me fut répondu que c'était un être qui était branché à Internet comme un foetus à sa maman, de façon continue en somme. Aujourd'hui que le geek fait parler de lui, je m'en suis allée voir de plus près ce qu'il en était. Renseignements pris là , il s'agirait plutôt d'une personne fondue d'informatique et/ou de science fiction. Mais revenons-en à notre geek et nous verrons bien plus tard s'il est possible ou non de le rebaptiser.
  Par d'ennuyeuses et monotones (mais parfois stressantes aussi) journées de bureau, le geek s'en allait traîner de blog en blog. Il était spécialiste en sa passion, aussi aimait-il à deviser et à éclairer autrui de celle-ci via des commentaires suscitant moult échanges. Comme tout bon geek, il eut le sien, de blog. Puis il lui préféra son jardin (de plusieurs hectares) secret. Mais ça ce fut plus tard. Ah, je ne suis pas bien douée pour conter les histoires ! De promenade en promenade, il s'enticha de cieux exotiques. Et s'offrit une vue à longue portée. La finance était pénible et dérisoire, le capitalisme c'était bien mais l'amour c'était mieux. Comme l'oiseau déglingué d'un auteur japonais, il se mit à glaner des fils deçi delà et s'en fit une pelote. Mais tout oiseau sain d'esprit sait qu'une pelote, ça se recrache plus que ça ne s'avale. Puis l'été vint et avec lui son cortège de maillots de bain. Et n'oublions pas les ronds dans l'eau, qui dûrent lui faire penser à un anneau et il ne lui en fallut pas plus pour se décider que oui, baiser dédier sa vie à une inconnue du bout du monde c'était désormais son but dans la vie. La dame oiselle dansa d'un pied sur l'autre, j'y vais, j'y vais pas ? puis y alla. Yallah ! ha ha ha.
  Allez on y croit et on fait un post, celui-là précisément. Comment dire ? C'est ballot mais la vie rêvée virtuelle, c'est pas la vraie vie. Et en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, la baudruche se dégonfla. Pfffuit. Il lui annonça entre Noël et jour de l'An qu'il préfèrait "renoncer" (où elle comprendrait que pour la fête du Renouveau, point ne faudrait compter sur sa présence). Avec tous ces contrats que son patron l'obligeait à signer, non, il n'avait pas eu le temps de changer de vocabulaire. Et il enchaîna sur un galant "bon maintenant tu voudrais pas aller chez une copine ou autre"(sans point d'interrogation), là aussi, on pourrait alléguer que j'avais eu du nez en osant ici même une incitation au discernement. Moi je pense qu'il aurait aimé ajouter "j'espère que tu resteras mon âme soeur virtuelle" mais qu'au dernier moment ("c'est dur pour moi tu sais") il n'a pas osé, le bouffon le timide.
  Que pourrais-je dire à cette histoire qui me regarde de ses grands yeux plein de larmes ? Que tout bon rocker devrait savoir queue. Que seuls les poissons morts suivent le sens du courant ? Que pousser des gueulantes derrière une multitude de pseudos n'est pas du culot mais juste des coups de mulot? Qu'à se cacher de tout et de tous, le geek (oui en fin de compte on peut garder le mot car à défaut de science, il vit de fiction) va finir par ne plus savoir où il habite ? Noooooooooooooon. Y a pas de morale dans ce conte tout pourri. Juste un merci le geek de m'avoir poussée et conne vaincue de faire un blog, c'est ben vrai que c'est rigolo, c'te histoire là. Et pour tous ceux qui auraient fait le déplacement et s'en voudraient d'avoir perdu du temps en lecture de charabia ayant trait à des personnes fort twitteuses même pas heureuses à la fin; ce cadeau là, sur une inspiration extérieure.


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gilren 02/01/2010 08:35


Je m'aventure à rassembler ces mots biffés ou coloriés pour trouver la clé de l'énigme .Une voie qui conduit au trésor ou vers une autre aventure. Les plus naïfs pourraient y voir une ouverture
prometteuse. Je préfère ne pas verser dans la démesure. Merci pour votre visite du 1er janvier. Bonne année Acila


acila 03/01/2010 08:37


Votre sagesse n'a d'égale que votre lucidité cher Gilren. Il ne s'agit en effet que de la dégringolade sur une douce pente d'un fait d'été. Les mots ont été colorés
(un peu en fonction de leur sens, un peu en fonction de ce qu'ils m'inspiraient) pour rajouter de la vie au texte. Je reconnais que tout celà est bien opaque, aussi ai-je rajouté deux liens mais le
mystère risque de perdurer... Merci de la vôtre du 2 !


goldfish 30/12/2009 20:31


Ainsi va la vie les princesses redeviennent des cendrillons...


acila 31/12/2009 02:40


oui c'est la modernitude : tout va très vite
La Meuf dans cet article-ci http://lagene.wordpress.com/2009/12/30/bilan-2009-decalee/
explique ça très bien (cf tout spécialement la fin sur le passage à l'acte)