Demandez le programme

Publié le par acila

  Ou quand je dis et si pour oublier un peu plus d'une heure ce monde de plus en plus déprimant chaque jour, j'allais faire un tour au cinéma ? Parce que, mine de rien ça fait un bail que je n'ai pas foulé le sol d'une obscure, dix ans déjà.
  J'avais oublié un petit détail : même quand on éteint la lumière, qu'on regarde des images sur un très grand écran et que le son semble nous englober, ben on est toujours dans le monde. Cette conclusion hautement improbable, je le reconnais, m'est venue suite à la lecture de la gazette en papier recyclé censée me proposer une escapade dans un monde parallèle.
Comme si un concours du plus déprimant euh non déjà dit plombant avait été tacitement imposé au royaume des synopsis. Un peu plus tard, j'ai atteri (mon esprit se caractérise par son extrême lenteur) : mais ça date pas d'aujourd'hui ce genre de scénario et c'est même ça qui nous fait du bien, retourne donc voir Aristote si ta mémoire est désormais figée dans les toiles d'araignée (oui je me parle, voire parfois je m'assaisonne cordialement). Et puis entre-nous, le pas glauque c'est quoi, les comédies romantiques ? Arghhh, moi pas être intéressée merci. Donc je me suis fait une petite sélection, parfois confortée par des avis pris deçi delà. Tadam, la voici, la voilà. Je vous fait un copier-coller (ma grande spécialité) de ce que j'ai extrait du programme. (Bon, le premier c'est rapé je crois qu'il passe plus, je suis vraiment trop lente).



La Nana (La Bonne)

De Sebastian Silva. Chili/2009/1h35.
Avec Catalina Saavedra

Cette petite production chilienne, forte de l’interprétation névrosée de sa comédienne principale a remporté un joli succès au festival de Sundance où son jeune réalisateur est reparti avec le Grand Prix du Jury et le Prix du meilleur film étranger. Raquel fête son anniversaire chez ses employeurs où elle travaille comme bonne à tout faire depuis plus de vingt ans. Lorsque sa patronne lui annonce l’arrivée de Mercedes qui doit l’aider dans ses tâches, Raquel le prend très mal. Avec intelligence, Sebastian Silva, obsédé par sa propre expérience des domestiques depuis sa toute jeune enfance, fait alors basculer son film dans un climat de tension qui va en s’accentuant, se faisant ainsi l’écho de la confusion permanente de son personnage principal. La nana est une passionnante parabole sur la complexité des relations humaines et des rapports de classes.







In the loop

D’Armando Iannucci. Angleterre/2008/1h46 Avec James Gandolfini, Peter Capaldi, Gina McKee… Film présenté au festival Indépendance(s) et création.

Cette peinture au vitriol de la diplomatie anglo-américaine outre sa vision cynique des moeurs politiques et des jeux de pouvoirs intra-gouvernementaux, est la comédie la plus tonique du moment. Le ministre est une truffe. Le chef du gouvernement, un fantôme. Le porte-parole, un abruti. L’assistant parlementaire, un jobard. Le général, un loquedu. Bref, tous des caves. Dans l’extraordinaire valse à mille temps d’Armando Iannuci, « In the Loop », on assiste aux démêlés de ces messieurs-dames, à la veille de l’invasion de l’Irak. Festival de chassés-croisés, d’engueulades mémorables, de dérapages incontrôlés ou d’erreurs affligeantes, le film décrit les coulisses de la scène politique, à Londres et à Washington. Armando Iannuci, né à Glasgow en 1963, pur produit de la télé anglaise où il a signé de nombreuses émissions hilarantes, s’en donne à coeur joie avec son équipe de scénaristes, dont un « conseiller pour les injures ». Les peaux de banane, morsures venimeuses, menaces sont réellement créatives. Une satire mordante à l’humour noir, inspirée d’un fait bien réel…

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
Parce que Malcom ne sort jamais sans ses chapelets d'injures (mais c'est pas violent hein, c'est juste fleuri fleuri et personne n'a de répartie à la hauteur, mooortel !)
parce que c'est sûr désormais, un maçon ne sera jamais un super-héros (flûte alors)
parce que voilà bien la meilleure excuse vanne jamais entendue de la part d'un mec qui veut se dépatouiller face à sa petite amie venant d'apprendre sa coucherie extra-"conjugale"
parce que la guerre, va bien falloir trancher (ou pas) : prévisible ou imprévisible (et au fait ça change quoi au final) ?
parce qu'on découvre le monde fascinant des assistants des grands (?) de ce monde
et parce que j'ai compris qu'il y a des gens pour qui le téléphone portable est vraiment vital
(en sortant, va savoir pourquoi j'ai pensé à Copenhague)


  

Qu’un seul tienne et les autres suivront

De Léa Fehner. France/2009/1h59.
Avec Farida Rahouadj, Reda Kateb. Film présenté au festival Indépendances(s) et Création.

Dans ce film chorale qui rassemble plusieurs destins de vie, la jeune réalisatrice toulousaine signe un premier film à la rage communicative face à un monde qui nous échappe. Stéphane se voit proposer un marché qui pourrait changer sa vie, Zohra cherche à comprendre la mort de son fils et Laure vit son premier amour pour un jeune révolté incarcéré. Réunis par hasard entre les murs d’un parloir de prison, ils auront chacun à prendre en main leurs destins.

« Il arrive parfois qu’une image, aperçue au hasard, vous saisisse et fasse naître le désir d’un film : aux abords d’une prison, auprès de laquelle je passais chaque matin, une femme s’était mise à crier. Elle essayait de parler à son homme qui vivait derrière les hauts murs. Son corps se dressait, hurlait, hissant sa frêle silhouette sur le bout de ses pieds pour essayer de l’atteindre… Par delà les murs, le regard des passants, le bruit des voitures, un homme et une femme exposaient leur intimité pour continuer à la vivre. Je fus profondément marquée par le geste de cette femme, par l’extraordinaire liberté qui émanait de son acte. Un défi aux murs et au monde… Qu’un seul tienne et les autres suivront est né de ces voix et de ce cri. » Léa Fehner
Film Précédé d’un court métrage du R.A.DI. "Week-end". Semaine du 9 décembre


  Comme Au Cinema


  • Week-end

    De Véronique Cratzborn. France / 2005/09’35.
    Court Métrage du R.A.D.I. en première partie de "qu’un seul tienne et les autres suivront". Semaine du 9 décembre

    Un couple se retrouve dans des circonstances inhabituelles. Un huis clos sur les apparences, la rupture et la solitude. Week-end propose deux ruptures, deux surprises consécutives, en précisant toutefois qu’elles s’appuient sur le renversement des a priori d’un spectateur confronté à un genre aussi codifié que le film de prison. Week-end, en dix petites minutes, revisite la traditionnelle scène de parloir grâce à deux acteurs excellents : Jocelyne Desverchère, une habituée des films courts malheureusement toujours trop rare côté longs métrages, et Manuel Blanc, ex-jeune premier que l’on retrouve avec plaisir, depuis quelques années, au gré de courts métrages souvent assez réussis.

Publié dans Cinéma

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loula 18/12/2009 11:16


j'ai regardé la séquence de "la nana"...j'ai aimé parce que c'est en espagnol, c'est une langue qui m'est familiaire.... Et ces pauvres femmes de ménages !!!!et ceux qui les emploient qui se
croient tout permis ...
Je ne retrouvais plus ton adresse en cliquant sur ton pseudo...


goldfish 17/12/2009 17:13


Plus de doute possible je passe plus de temps à gober qu'au cinéma...
A mon grand regret!!


acila 18/12/2009 23:08


à gober ?


Eric 14/12/2009 08:17


Je crois que je vais autant au cinéma que toi !!
Merci pour cette sélection ...