Donoma, le jour est là

Publié le par acila

 

Un pur film avec de la passion et de l'amour dedans.Oui.  Une vraiment belle complicité sous jacente entre les comédiens. Ah et l'absence de tête connue c'est génial aussi, ça change.

Bon c'est un film qui est sorti il y a déjà quelque temps mais au fin fond de la campagne, nous ne sommes guère pressés. Et sinon c'est tout de même plus récent que tous les matins du monde (qui sont sans retour je vous le rappelle).

 

Le réalisateur, Djinn Carrenard n'était pas bien riche :  quand j'ai commencé ce film, j'étais au RSA, je ne pouvais pas me permettre de dépenser quoi que ce soit pour le réaliser, et je ne pouvais pas non plus me permettre d'attendre des années pour trouver un producteur intéressé. J'ai lu ça sur Rue 89, vous pouvez aussi voir le premier court métrage du monsieur.

 

Bon je n'ai pas spécialement envie d'en faire une critique, mais je veux bien partager les impressions qui sont venues. Mais avant, extraits du petit tour de france, suivez les dans le sillon des salles des grandes villes :

 

 

 

 

 


Toi aussi retrouves l'extrait sur ton bled !
Ce film m'a fait penser par ses moyens réduits à On dirait le Sud de Vincent Pluss, qui était aussi un premier film. Où l'on ressent très fort le "on n'a pas d'argent mais on a des idées" tellement plus vivant que le on en a plein et on ne sait pas comment le dépenser - je vous renvoie aux critiques des têtes d'affiche épinglées par l'odieux connard, un exemple, où il est question de la culture des échalotes en Ardèche, un truc super sensible. Dans la création, ce que j'aime, c'est la prise de risque, la sortie des chemins balisés; et comme le dit le cinéaste-enseignant dans la vidéo suisse,  le supplément d'âme qui fait que ces films n'ont pas la gueule de l'industrie. 

Pour faire un long métrage avec 150 euros, il faut avoir des amis bons comédiens c'est bien là l'ingrédient principal et bien sûr un peu d'inspiration, mais si là est votre talent ça devrait venir tout seul. Bon. Donoma donc.
Un film qui dit ce qu'il est; nous avons tous les moyens de nous réaliser, en nous.
Si vous avez regardé la première vidéo vous avez vu qu'il s'agit de l'histoire de quelques couples, le couple avec les vampires est sans doute mort né (trop de lumière probablement). Avec l'oubli des critères de ce que contient habituellement, stéréotypement serais-je tentée d'écrire (mais je me retiens car il y a parfois des profs de français qui me lisent), ce terme de couple.
Exploration donc et à ce titre j'ai beaucoup aimé le portrait de la photographe ghanéenne. Parce que c'est ça qui est fortement là : la présence des comédiens, on est à la fois au théâtre par le jeu (ça m'a d ailleurs drôlement donné envie d'en refaire) et on est au cinéma par les décors et le voyage en couleurs. Des histoires et des portraits à la fois. On ne sait pas où on va et ce n'est pas important car c'est le chemin qui importe.De la densité, légère.
Beaux portraits de femmes. Elles osent, elles essayent, elles sont bien vivantes; m'ont spécialement embarquées la photographe silencieuse et l'enseignante flamboyante. Avec en point de mire l'expression en mode clown qui permet de dire ce qui ne va pas avec un peu de lumière dedans et le rap de la prof qui n'est pas là pour lâcher l'affaire.
Allez donc écouter en attendant de le voir sa petite musique qui vous dégèlera La robe de soie de Marino Hell.
A venir Faire l'amour. Un réalisateur à suivre donc.

Publié dans Cinéma

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article