Genèse d'une forêt 1/2

Publié le par acila

  J'aime les livres. J'aime les arbres. Cherchez l'erreur. Alors imaginez les livres qui parlent des arbres ! Ainsi je me souviens de ces quelques pages en papier recyclé racontant l'histoire d'un homme collectionnant les glands et les semant après une patiente sélection. Au fil des jours. Sans jamais se lasser. Infiniment.

Giono. L'homme qui plantait des arbres. Ce texte m'avait fait une forte impression. Ce qui me fait me souvenir que toute petite, j'avais eu un livre où un arbre était planté à la naissance d'une petite fille. L'histoire était celle de leur croissance de concert. A la fin, la grand-mère sous l'arbre se trouvait au milieu de tous ses descendants. De la même façon, je m'en rends compte en écrivant ça vire à la psychanalyse ce blog , au cinéma les séquences dont je me souviens très nettement, bouleversement intérieur oblige, sont celles où il y a destruction arboricole. Je me souviens ainsi d'une scène volontairement dérangeante dans Le diable probablement ou plus récemment dans un des deux films (mais lequel ?) sur la vie à Najac de Jean-Henri Meunier. Serait-il possible que j'eusse été un arbre dans une vie antérieure ? Ainsi récemment j'ai bien failli tomber amoureuse du micocoulier si grand-si beau-si fort à l'entrée du jardin des plantes de Montpellier.

Parce qu'il est aussi des moments où le cinéma joue la réconciliation et l'espoir, voici l'adaptation en images de l'histoire de cette vallée reboisée par la volonté et la détermination d'un homme qui savait que la forêt était source de vie. Je me suis toujours demandée si l'homme en question avait existé, sans jamais vraiment faire de recherches sur la nature de l'inspiration du sieur Giono à ce sujet. Peur de découvrir peut-être que ce n'était qu'un rêve. Mais il est parfois des rêves qui deviennent réalité. Il ne suffit après tout que de la volonté d'un être. Pour l'heure, je me réjouis de revoir le livre qui s'anime.

 

Publié dans Lecture

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flood 24/09/2010 01:00


Comme vous j'avais beaucoup aimé ce conte et le film (même si la voix narrative ne me plaît pas)quand je les avais découverts il y a ... longtemps . Je crois que le récit a été écrit après la
seconde guerre mondiale et qu'il peut -être lu comme métaphore de la reconstruction du pays après les années de guerre et d'occupation ... (vision d'un pacifiste )
L'impact du discours écologique est tout de même très fort (j'ai lu d'autres textes où Giono militait pour la préservation du "vert").
Lire un autre hommage à l'arbre: la description du Hêtre en ouverture d'Un Roi sans Divertissement.


acila 24/09/2010 22:54



Ciel je n'ai pas souvenir de cette description de monsieur le hêtre !


J'aime bien parfois rester terre à terre.