Vous reprendrez bien un peu d'arbre ?

Publié le par acila

" Il arrive à tout un chacun de s’arrêter devant un arbre et de se sentir attiré l’espace d’un instant, sans trop savoir pourquoi. On aime à contempler les arbres de son jardin ou du parc d’à côté, on apprécie leur ombrage. Les arbres, on le sent bien, éloignent le stress. Mais emportés par l’accélération de nos vies, déconnectés, nous ne savons plus profiter de cette inépuisable source d’énergie. Comme si nous avions oublié tout ce que nous devons au maître du règne végétal (notre existence terrestre !), aux forces vitales dont il rayonne et se nourrit.

Peu nombreux sont ceux qui réalisent que derrière l’illusion d’immobilité d’un arbre oeuvrent des forces de vie en perpétuel mouvement. Et que s’il paraît silencieux, c’est qu’on ne l’écoute pas. 
Ces brefs instants de grâce que tout un chacun peut vivre sont en effet des moments précieux dont on peut, si l’on veut, tirer de belles expériences.

Un arbre nous attire ? Arrêtons-nous, laissons parler notre instinct et l’inconscient collectif qui se rappelle à nous. Car il fut un temps où les hommes vivaient en paix avec les arbres. Nos ancêtres ont toujours considéré les arbres comme des compagnons bienveillants. Souvent ils les vénéraient comme des dieux, et même s’ils les craignaient parfois, ils communiquaient. Les Gaulois, les Celtes en tête, qui vivaient au rythme des arbres et connaissaient les attributs de chaque espèce.

Pendant des centaines de milliers d’années (jusqu’à hier), l’arbre a parlé aux hommes, les a inspirés, abrités, protégés, soignés, nourris. Il a écouté leurs prières, leurs promesses, leurs palabres, et pour toutes ces raisons les hommes le respectaient. Les arbres tiennent une place centrale dans toutes les religions, toutes les mythologies, toutes les cosmogonies.

De cet ensemble de savoirs passés et récents sur fond de croyances, de légendes et de superstitions qui n’ont pas totalement disparu, il ressort presque toujours, curieusement, un fil conducteur, un caractère énergétique dominant que l’on peut ressentir au contact de l’arbre. L’expérience est unique, c’est une histoire d’affinité entre deux êtres vivants.

Il existe autant de façons de capter l’énergie d’un arbre que d’individus et l’on peut utiliser tous ses sens. S’adosser simplement contre son tronc, y poser la main un moment, apprécier ses effluves ou le contempler à distance suffit parfois. Rappelons-nous : dans tous les cas l’arbre communique ! Et nous sommes tous capables d’entrer en résonance avec son énergie, c’est inscrit dans nos gênes. Le ressenti n’est pas forcément fort mais c’est toujours une pause bénéfique, une rêverie sereine qui permet de prendre la mesure du temps en laissant vaquer son âme, l’élever aussi. "

C'est une expérience que vous devriez faire ces jours prochains : parler aux arbres. Autour de vous, on vous prendra peut-être pour un fou (ou une folle)... Cachez-vous s'il le faut ! Mais faites-la, cette expérience, et n'hésitez pas à la décrire tout l'été sur la page Facebook de Plantes & Santé (photos à l'appui), on vous y attend.

 

Yann Kirdek

 

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Publié dans Nature

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